Une version de ce texte est parue dans le livre collectif Les Furies de l’histoire, éditions First, 2021.

1980… Il est minuit dans New Delhi désert. À cette heure, les sans-abris endormis peuplent les rues de la cité indienne. Mais voici que surgit la plus étrange des motardes. Vêtue d’un sari orange et dépourvue de casque, la créature sillonne la ville à vive allure. Sur le porte-bagage de sa mobylette, un sac déborde de victuailles. Va-t-elle les distribuer aux miséreux allongés à même le sol ? Pas du tout… Cette amoureuse des animaux n’a qu’un but : nourrir les chats. Mère Teresa de la gent féline, elle a décidé de sauver les chats, et seulement les chats, de la famine.

La motarde orange est en réalité un personnage « limite », qu’aucun romancier n’aurait osé inventer. Jusqu’à sa mort en 1982, elle n’a soigné que les chats… et les nazis. Cette femme a ouvert un ashram en Inde visant à accueillir, non pas les occidentaux fascinés par les « gourous » plus ou moins authentiques, mais les pires défenseurs d’Adolf Hitler. Elle se nomme Savitri Devi. Sa vie se confond avec l’histoire du néonazisme international. Mieux encore : cette femme qui toute sa vie parcourut le monde pour prêcher le nazisme est… française.

Savitri Devi se nomme en réalité Maximiani Portas. Elle naît à Lyon le 30 septembre 1905, d’un père italo-grec, Maxime Portas, et d’une mère anglaise nommée Julia Nash. Sa venue au monde est difficile. Le nourrisson est prématuré. Sa survie relève du miracle. C’est du moins ce que croit la petite fille. Elle se sent différente des autres. Enfant, elle est éduquée par ses parents dans le végétarianisme.

Adolescente, elle a tous les traits d’une « bobo ». Amie des animaux, elle prône (déjà) une alimentation bio, milite contre le tabac et l’alcool, défend en définitive le retour à la nature. Elle effectue à Lyon des études de philosophie, puis de chimie. Étant par son père d’origine grecque, elle visite les temples hellènes. La tradition gréco-romaine la fascine.

Un événement modifie alors sa vision du monde. Elle découvre le nazisme en 1928. Ce courant politique allemand la séduit totalement. Lorsque Mein Kampf est traduit en français en 1934, le texte devient son bréviaire. Savitri Devi est ainsi, en quelque sorte, une nazie de la première heure. Sous l’influence de son père, elle renonce par ailleurs à la citoyenneté française pour devenir grecque. Elle souhaite par la même se rapprocher d’une mythique tradition aryenne qui plongerait ses racines dans la Grèce antique.

Elle multiplie les voyages. Elle se rend en Palestine en 1929. La présence de communautés juives à Jérusalem la révulse.

Elle préfère la Grèce, qu’elle arpente de fond en comble. Ce qui la fascine, c’est la Grèce mythique d’Athènes et de Sparte. Durant l’un de ses périples, elle découvre des swastikas sur un temple d’Anatolie. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Hitler n’est à ses yeux qu’un continuateur de Sparte.

Fervente admiratrice des nazis, elle décide d’étudier les racines aryennes du national-socialisme. Elle se rend pour la première fois en Inde en 1932. Pour elle, c’est un choc. Elle tombe amoureuse du sous-continent et de sa culture. Sans attendre, cette catholique se convertit à l’hindouisme. Le choc de la conversion s’accompagne-t-il d’un ébranlement psychique ? Elle change brusquement de nom. Maximiani Portas devient Savitri Devi. Au vrai, elle aurait pu choisir un patronyme plus modeste… « Savitri Devi » désigne en sanskrit la « Déesse des rayons du soleil ».

Bien que n’étant plus française, elle demeure basée à Montbrison, dans la région de Lyon. On lui doit dans les années 1930 deux ouvrages académiques, qu’elle signe sous le nom de Maximine Portas, dont La Simplicité mathématique, parue en 1935.

Elle décide bientôt d’émigrer définitivement en Inde. Ce souhait d’installation durable s’explique par une liaison amoureuse. La jeune femme vient de rencontrer son âme sœur en la personne d’un certain Asit Krishna Mukherji. Mukherji n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’un Brahmane bengali de belle descendance. Il appartient à la première caste sacerdotale hindoue. La société indienne est très hiérarchisée. Elle est divisée en castes étanches et séparées. Mukherji appartient de ce fait à l’aristocratie indienne. Nationaliste hindou radical et fervent admirateur d’Adolf Hitler, il édite grâce aux deniers allemands un bimensuel de propagande nommé New Mercury (le nouveau Mercure), jusqu’à son interdiction en 1937. Mukherji tente d’opérer une synthèse entre la vision hindoue et les préceptes nazis. Le fait qu’Hitler utilise la croix gammée le fascine au plus haut point, les hindous considérant justement le swastika comme un symbole de la divinité. Mukherji crée par la suite avec l’aide de l’ambassade du Japon le magazine The Eastern Economist (L’Économiste oriental).

Savitri Devi s’accorde en tout point avec Mukherji. À son instigation, elle obtient un emploi à la Mission Hindoue, un organisme qui vise à répandre l’hindouisme et à contrer la montée de l’Islam. Elle s’emploie surtout à convaincre les occidentaux des bienfaits de la religion hindoue, tout en stigmatisant le christianisme et le judaïsme. Elle milite en parallèle pour l’indépendance de l’Inde et s’insère dans la mouvance nationaliste. 

Quand la Deuxième Guerre mondiale éclate, Savitri Devi choisit son camp sans hésiter. Son champion est Adolf Hitler. Mais en France, sa mère, Julia Nash, ne l’entend pas de cette oreille. Antinazie de la première heure, elle devient résistante. Les deux femmes se brouillent, définitivement.

En 1940, Savitri Devi épouse officiellement Asit Krishna Mukherji. S’agit-il d’un mariage d’amour ? Pas tout à fait. La Française est connue pour ses opinions nationales-socialistes. Elle risque désormais l’internement. En épousant un Indien, elle acquiert la citoyenneté britannique, ce qui lui permet d’échapper à toute poursuite. N’oublions pas que l’Inde appartient à l’époque à la couronne d’Angleterre.

Savitri Devi, qui parle parfaitement anglais, commence dès lors à travailler pour le Renseignement allemand. Elle est notamment chargée de collecter des informations sur la présence militaire alliée en Inde. Elle organise par ailleurs une rencontre secrète entre le leader nationaliste indien Subhas Chandra Bose et des émissaires de l’Empire du Japon. Chandra Bose dirige l’Armée nationale indienne. Soutenu par les nazis, il organise une guérilla indépendantiste contre les colonisateurs anglais.

Le couple multiplie les réceptions et les diners mondains, dans le seul but de séduire et de faire parler les diplomates alliés. Il travaille en réalité, non seulement pour le Reich, mais encore pour les Japonais, qu’il abreuve d’informations stratégiques. Il bénéficie bien évidemment des subsides de l’ambassade d’Allemagne.

Mais le vent tourne…

Les troupes allemandes, puis japonaises, mordent la poussière. Savitri Devi ne souffre nullement de la guerre de ses privations. En Inde, elle mène une vie luxueuse.

Mais elle ressent la défaite d’Adolf Hitler en 1945 comme un drame métaphysique. La chute du national-socialisme, c’est la fin du monde. Pourtant, elle ne veut pas croire qu’un tel « rêve de fer » puisse s’achever dans les ruines de Berlin. Hitler est un Dieu. Comment pourrait-il mourir ?

Elle bout, elle trépigne. Il lui faut revenir en Europe au plus vite. Peut-on par miracle regrouper les forces nazies éparpillées sur le continent et lancer une contre-offensive inattendue ? Sous le nom de « Savitri Devi Mukherji », qui figure sur son passeport anglais, elle débarque sur le vieux continent en septembre 1945. C’est un peu tard, mais on l’aperçoit en Irlande, en France, en Islande, en Suède… Elle ne se contente pas de faire du tourisme. Partout, elle tente d’entrer en contact avec les anciens dignitaires nazis. Elle rencontre surtout l’explorateur suédois Sven Hedin. Ce chaud partisan des nazis est un fameux explorateur, qui a longuement visité le Tibet…

On perçoit l’étrange personnalité de Savitri Devi. D’un côté, elle défend la spiritualité hindoue et multiplie les voyages inspirés, à la façon d’une Alexandra David-Neel, qui fut une grande exploratrice fascinée par l’Orient. De l’autre, elle apparaît comme une nazie fanatique, refusant la chute du Troisième Reich.

Le 15 juin 1948, elle se rend en Allemagne. En un acte dérisoire et désespéré, elle y distribue, dans la rue, des tracts nazis qu’elle a laborieusement recopiés de sa propre main. Elle devient dès lors une propagandiste du nazisme renaissant. Elle est arrêtée par les autorités allemandes le 5 avril 1949. Elle passe en jugement, puis écope de deux ans de prison. Elle se voit incarcérée à la prison de Werl, où elle a le bonheur de rencontrer nombre d’anciens hitlériens. Elle se lie notamment avec Herta Ehlert, une ex-gardienne de camp de concentration qui a officié à Bergen-Belsen, Ravensbruck, puis Auschwitz. Savitri Devi ne peut cacher son admiration pour un tel CV. Libérée au bout de huit mois, la franco-helléno-indienne est expulsée d’Allemagne.

Elle décide de se réinstaller à Lyon, qui devient sa base arrière. Grâce à un passeport grec, elle parvient toutefois à retourner en Allemagne en avril 1953 pour effectuer un « pèlerinage mystique », qui lui permet de visiter les hauts lieux du nazisme, et de rencontrer des amis, des proches du Führer. C’est pour elle un voyage initiatique. De la ville natale du Führer, Braunau, à sa résidence de Berchtesgaden, en passant par le lieu de naissance du national-socialisme, Munich, et par la ville de Nuremberg, où se tinrent les plus grands rassemblements extatiques, elle prend la mesure de la défaite absolue de ses idées politiques. Ses plus chers camarades, les tortionnaires des camps, les commandants SS, tous croupissent dans des cellules quand ils n’ont pas été exécutés. Les monuments à la gloire d’Hitler ont été dynamités. Il ne reste rien. Rien que des ruines… Sur ces ruines, Savitri Devi décide de bâtir un temple mystique nazi…

Elle élabore désormais une théorie fumeuse qui mêle hindouisme et nazisme. Elle l’explicite dans son manifeste, The Lightning and the Sun (L’Éclair et le soleil), un livre ahurissant qui parait pour la première fois en 1956, mais se trouve réimprimé à plusieurs reprises, dans le monde entier, par les mouvements néo-nazis. The Lightning and the Sun témoigne d’un nazisme délirant qui fait d’Hitler un saint homme et un Dieu incarné. Avec cet ouvrage farci de photos à la gloire du Führer, Savitri Devi lance une religion, par laquelle Adolf Hitler est présenté comme une réincarnation du Dieu Vishnou. On pourrait définir ce culte inédit comme un « aryo-hindouisme nazi ».

Hitler, un Dieu plein de bonté, aimant les animaux et caressant les joues des enfants ? Tel est désormais le credo de la prêtresse.

Grâce à son mari, Savitri Devi a beaucoup d’argent. Globetrotteuse fortunée, elle parcourt le monde à la recherche des criminels de guerre en fuite. Il ne s’agit pas de les traquer, mais de les féliciter, tout en essayant de construire avec eux une Internationale néonazie.

En 1956, elle fait la connaissance de Hans-Ulrich Rudel, qui fut le militaire allemand le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale. Émigré en Argentine, Rudel y a fondé une puissante organisation d’entraide, le Kameradenwerk. Il est rentré en Allemagne en 1951. Fondateur d’un mouvement d’extreme droite, le Freikorps Deutschland, il a notamment désigné le chancelier allemand comme « le rabbin Adenauer ». Il n’a pas le droit de prendre la parole en public. Il entre dans le réseau de Savitri.

La « gouroue » sillonne la planète brune. Elle se rend principalement au Moyen-Orient. En Égypte, elle rencontre Johan Von Leers. Nazi en fuite, connu pour son antisémitisme, il a lui aussi fui en Argentine où il a travaillé pour le journal germanophone nazi Der Weg. Pendant la Guerre, Johan von Leers avait noué une solide amitié avec le grand Mufti de Jérusalem. Par son entremise, il s’installe au Caire en 1955. En 1957, il se convertit à l’Islam, sous le nom d’Omar Amin. C’est alors que Savitri Devi débarque. L’hindoue et le musulman, qui règne sur les réseaux néo-nazis du Moyen-Orient, nouent un dialogue baroque… La région devient l’une de ses terres de prédilection. Elle multiplie les voyages militants, pour entrer en lien avec les criminels recherchés. On la remarque à Beyrouth, Bagdad, Téhéran, Damas…

À la fin des années 1950, Savitri Devi décide de retourner en Inde. Désormais basée à New-Delhi, elle crée une sorte de maison d’hôte, qui devient un ashram accueillant les nazis en fuite. On y accomplit de troublants rituels. Après avoir psalmodié en sanskrit une invocation aux divinités védiques, « Aum Shivayam ! Aum Rudrayam ! », on tend le bras pour scander « Heil, Hitler ! »

Pas à pas, elle tisse sa toile… À Madrid, elle s’appuie notamment sur Otto Skorzeny. L’ancien SS s’est longtemps caché en Égypte, où il a structuré et organisé les premiers commandos palestiniens, pour le compte du président Nasser. Depuis Madrid, il coordonne les réseaux clandestins. Elle séjourne chez lui pendant six semaines. Dans les yeux de la vestale, il incarne le héros nazi absolu. N’est-ce pas lui qui a libéré Benito Mussolini le 12 septembre 1943, alors que leader de l’Italie fasciste était emprisonné par les Alliés ? Aidé de vingt SS, il réalisa à l’époque une mémorable opération commando. Connaît-elle pourtant son double visage ? Depuis la fin de la guerre, Otto Skorzeny est devenu un homme du Renseignement. Il travaille pour la CIA. À partir des années 1960, il officie également pour le Mossad israélien. Sans doute ne se vante-t-il pas devant elle de ces activités secrètes…

Savitri Devi a la bougeotte. En 1960, elle ré-emménage en France, ce qui lui permet d’aller se recueillir, chaque été, à Berchtesgaden, là où se trouvait la résidence d’été du Führer. En aout 1962, elle participe au camp international de Costwold dans le Gloustershire, en Angleterre, durant lequel est fondée l’Union mondiale des nationaux-socialistes (la WUNS). Elle y fait la connaissance du chef du National Socialist Movement britannique, Colin Jordan, ainsi que du leader de l’American Nazi Party, Georges Lincoln Rockwell, qu’elle trouve absolument magique. Elle devient l’inspiratrice majeure du parti américain, ses écrits étant notamment publiés dans la revue National-Socialist World (Monde national-socialiste) de William Pierce. L’American Nazi Party de Rockwell multiplie les défilés provocateurs, dans lesquels ses militants paradent dans un uniforme calqué sur celui des SA. La petite organisation regroupe un grand nombre de dérangés et de nazis délirants. Dans cette faune, Savitri Devi se sent à l’aise.

Elle devient également très proche de Françoise Dior. Françoise Dior n’est autre que la nièce du couturier Christian Dior. Cette femme fortunée est une nazie convaincue. Elle occupe la fonction d’« officier de liaison » de la WUNS en France. Savitri Devi, qui partage son amour pour Hitler, devient sa meilleure amie.

Quand Savitri Devi décide de prendre sa retraite en 1970, elle vient résider un temps dans la propriété de Françoise Dior, un ancien presbytère situé en Normandie. Cependant, sa personnalité fantasque finit par déranger la riche héritière. Constamment vêtue d’un Sari orange, Savitri Devi refuse totalement de se laver. Elle ne consent à prendre un bain qu’une fois par mois. Par ailleurs, elle mâche de l’ail toute la journée. Elle émet donc une odeur insupportable, à tel point que Françoise Dior se résout à expulser l’illuminée malodorante, qui finit par rentrer en Inde le 23 juin 1971. Elle récupère sa demeure de New Delhi. Elle y vit désormais seule, avec un cobra et des dizaines de chats. Elle accueille cependant de nombreux invités, qui apprécient son hindouisme nazi : les néo-nazis anglais Colin Jordan et John Tyndall, le nazi américain Matt Koehl, ou le négationniste chilien Miguel Serrano figurent parmi les proches.

Son ami le plus fidèle est l’Allemand Ernst Zündel. Émigré à Toronto, au Canada, après la guerre, Zündel se trouve à la tête d’un réseau de propagande national-socialiste nommé Samizdat Publishers. Sous le nom de Christof Friedrich, il édite de nombreux livres et brochures de propagande, parmi lesquels les ouvrages de Savitri Devi trônent en bonne place. Zündel et Devi ont un point commun. L’un et l’autre sont de parfaits délirants. Tandis que Savitri Devi est persuadé qu’Hitler est une figure divine du panthéon hindou, Ernst Zündel pense sérieusement qu’Adolf Hitler est encore vivant. Mieux encore : il habite au Pôle Sud. Cerise sur le gâteau : c’est lui qui a fait construire les soucoupes volantes, qui n’ont rien d’extraterrestre, puisqu’il s’agit d’armes secrètes nazies. Ainsi Hitler et les nazis survolent la planète dans des soucoupes volantes frappées de la croix gammée… Poussant ce nazisme de bande dessinée jusque dans ses ultimes retranchements, Ernst Zündel lance en 1980 une souscription pour le moins originale. Il s’agit d’affréter un avion qui doit décoller de Buenos Aires pour se rendre au pôle Sud, dans le dessein d’obtenir une audience du Führer. Au dernier moment, l’avion ne part pas…

Savitri Devi soutient à fond Ernst Zündel. Elle lui souffle par ailleurs un message qui modifie ses perspectives : Hitler est beaucoup trop altruiste et généreux pour avoir perpétré un génocide. Donc, lui sussure-t-elle, « la shoah n’a pas eu lieu »… On connaît le refrain négationniste. Ernst Zündel la croît sur parole ! Jusqu’à son décès le 5 aout 2017, il devient un infatigable propagandiste, niant l’existence du génocide nazi.

Quant à Savitri Devi, elle demeure parfaitement improbable. Écologiste revendiquée, militante de la cause animale, végétarienne prosélyte, prônant la peine de mort pour les « viandards », protestant contre l’industrie de la fourrure, elle milite jusqu’au bout pour la cause hitlérienne. Elle s’éteint le 22 octobre 1982, après une vie bien remplie de haine. Et ce n’est pas fini…

Ses cendres sont placées sur un autel situé au siège du parti nazi américain, situé en Virginie, à Arlington. Les nazis du monde entier viennent depuis lors se prosterner devant l’urne funéraire.

Son Culte d’Hitler est par ailleurs aujourd’hui une source d’inspiration pour de nombreux skinheads, activistes et satanistes répartis sur tout le globe, qui la considèrent comme une déesse. Une sombre déesse…