Enfant de la balle et des années soixante, Christophe Bourseiller traverse les époques à un train d’enfer. Godard, Genet, Aragon sont les parrains d’une enfance spectaculaire. En 1977, le jeune homme déclare à Danièle Delorme » J’aime vos seins, enfin surtout le gauche » dans le film Un éléphant, ça trompe énormément. La célébrité est immédiate, c’est décidé, il jouera la comédie. Mais son destin l’appelle ailleurs. Il croise Andy Warhol, Serge Gainsbourg, et tant d’autres icônes de sa génération. Tout s’enchaîne, dans une cacophonie joyeuse, désespérée, forcément inclassable. Mai 68 ? Il était trop jeune… Le punk ? Il était là, avec un sourcil levé. Journaliste, animateur radio pendant l’explosion des radios libres, présentateur télé pour le meilleur et pour le pire, acteur toujours, écrivain éclectique, passionné par l’ultra-gauche et la théorie situationniste, Christophe Bourseiller se dissimule, se dévoile, se camoufle et tente d’exister, avec ses désirs et ses contradictions.