Qui était Jean Parvulesco (1929−2010) ? De ce mystérieux écrivain d’origine roumaine, auteur de plus de cinquante livres, on ne sait presque rien.

Les cinéphiles se souviennent que, dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, il est incarné l’espace d’une scène par Jean-Pierre Melville. Chapeau, lunettes noires, il descend d’un avion. Sur le tarmac, il est assailli par les journalistes. À la question de savoir quelle est sa plus grande ambition dans la vie, il répond : « Devenir immortel, et mourir. »

Christophe Bourseiller a bien connu Godard, pour lequel il a tourné plusieurs fois quand il était enfant. Des années plus tard, il a rencontré Parvulesco. L’énigme est restée entière. Il a relu son oeuvre fantôme, mené l’enquête sur ce personnage de l’ombre qui fut tour à tour un passager clandestin de la Nouvelle Vague et l’ami intime d’Éric Rohmer, un dandy fascisant et un poète ésotérique.

L’inclassable Parvulesco est mort depuis dix ans. Son immortalité commencerait-elle maintenant ?